La silhouette du monument se détache sur l'océan, au centre d'une esplanade de 15 000 m² située le long de la Corniche-Ouest, dans l'axe de l'avenue Malick Sy. La Cité de la Police et la nouvelle mosquée Seydou Nourou Tall se trouvent à proximité immédiate.
L'aménagement de l'esplanade comprend, outre le monument lui-même, deux allées bordées de trois baobabs et de palmiers-dattiers offerts par le roi Fahd, un bassin alimenté par un jet d'eau — l'eau symbole de vie, de purification très présent dans la culture africaine —, ainsi que des espaces utilitaires, tels que des commerces ou des services.
Face à la mer, l'esplanade est un lieu de promenade apprécié. Elle est également propice aux manifestations et animations diverses.
Couvrant une superficie de 50 hectares, le Parc National des Iles de la Madeleine est le plus petit parc marin au monde. Il comprend la grande île, les îles Lougnes et une partie de la mer qui s'étend sur 50 mètres à partir des îles. Il est situé au large de Dakar à environ 3,8 kilomètres. Les îles Lougnes sont constituées de deux récifs. Ces derniers sont inaccessibles et ressemblent à des sentinelles devant une forteresse.
La grande île, pareille à un mammouth semi-immergé, possède deux criques : la crique Hubert qui la rend accessible en pirogue et la crique Nord.
Le parc est une île volcanique en milieu marin, limité par des falaises abruptes. Ces falaises protègent l'île des vagues. C'est une île rocheuse à couverture steppique. Les falaises abruptes, rochers en forme de pics, n'arrivent pas à retenir le sable dans l'île, d'où sa rareté dans ce sanctuaire. Les formes des roches, leur inclinaison, leur cassure témoignent d'un mouvement tectonique très important.
Le parc permet la sauvegarde d'une faune ichtyologique particulièrement abondante des fonds marins rocheux peu profonds. La pêche y est interdite. La plongée sous-marine offre pleine de curiosités (grande diversité de faune et de flore).
L'île aux Serpents, de par son caractère insulaire et sa composition essentiellement faite de basanites, présente un couvert végétal particulier, très spécifique. Quelques baobabs de forme naine et des buissons ne dépassant pas 5 mètres résument succinctement quelques aspects typiques de la végétation de l'île adaptée à l'insularité du milieu, au sol volcanique et au vent du large. Des espèces de plante, très prisées par les botanistes, sont répertoriées sur le parc.
Les îles accueillent de grands cormorans (Phalacrocorax carbo). On y observe également les balbuzards pêcheurs (Pandion haliaetus) et les fous de Bassan (Sula bassana) pendant leur migration. Mais elles hébergent surtout un oiseau magnifique, le principal habitant qui y réside en permanence : le Phaéton, l'emblème du parc. Il fait toute toute sa fierté.
Situé au centre-ouest du Sénégal dans la région naturelle du Sine Saloum, le Delta du Saloum s’étend sur environ 500.000 ha. A cheval entre les régions de Thiès et de Fatick à 80 km à l’ouest de la ville de Kaolack, il combine les caractéristiques d’une zone humide, marine, estuarienne, lacustre et palustre d’une beauté exceptionnelle. Le climat, de type soudano-sahélien est caractérisé par une saison humide de juillet à octobre (700 mm environ). L’importance des ressources naturelles a fait de cette zone un espace de vie favorable au développement de l’avifaune et de la faune aquatique. Le Delta du Saloum se compose de 9 forêts classées, d’un parc naturel (Parc National du delta du Saloum), de deux aires marines protégées (Joal et Bamboung) et de deux réserves naturelles communautaires (Palmarin et Somone). Aussi renferme-t-il des vasières, des reposoirs et dortoirs pour plusieurs espèces d’oiseaux et de chapelets d’îlots leur servant de lieux de reproduction. A ce titre, il a été érigé en Réserve de Biosphère en 1981 par l’UNESCO et site d’importance internationale depuis 1984 par la convention de RAMSAR. La diversité des paysages et des écosystèmes particuliers constitue un enjeu fondamental pour la conservation de ce site naturel, culturel et historique exceptionnel de par les différentes fonctions qu’il joue et remplisse. De ce fait, il est le troisième site d’importance ornithologique de l’Afrique de l’Ouest après le Banc d’Arguin (Mauritanie) et le Djoudj (Sénégal). Les forêts de mangroves, source de nombreuses ressources naturelles (bois de chauffe et de service, huîtres, arches, etc.) mais également sites importants pour la reproduction de nombreuses espèces halieutiques, jouent un rôle socio-économique majeur pour la région naturelle du Sine Saloum et de protection contre l’érosion côtière. La beauté esthétique de ses paysages est à l’origine de son appellation de l’« Amazonie du Sénégal ». Le Delta du Saloum contient de nombreux tumulus témoins de l’histoire de l’homme et d’une richesse culturelle exceptionnelle.
La construction du Palais dans son premier état fut ordonnée en 1902 par Gaston Doumergue, Ministre des Colonies, pour loger dans la capitale le gouverneur de l’Afrique occidentale française (AOF) qui résidait alors dans l’île de Gorée.
Le Palais du Gouvernement général (vers 1920)
Après cinq années de travaux, ce bâtiment de facture néo-classique surmonté d’une tour inspirée du Trocadéro de Paris, fut inauguré le 28 juin 1907 comme Palais du Gouvernement général.
Le premier gouverneur à y demeurer fut Ernest Roume, qui eut à transférer le siège du Gouvernement général de l’AOF de Saint-Louis à Dakar et à mettre en place les structures administratives centrales de ce vaste ensemble territorial.
Les gouverneurs s’y sont succédé jusqu’au dernier d’entre eux, Pierre Messmer (1958-1959). L’évolution du style engendra une série de réfections qui conférèrent au Palais sa forme actuelle, aux lignes sobres et monumentales.
Depuis l’indépendance du Sénégal, le Palais de la République est la résidence du chef de l’État, et fut occupé à ce titre par les Présidents Léopold Sédar Senghor (1960-1980), Abdou Diouf (1980-2000) et Abdoulaye Wade depuis 2000.